Communiqué – Lutte contre la radicalisation

mardi 15 octobre 2019 par Jean-Marie Bockel

Lutte contre la radicalisation : Après l’attaque de la préfecture de police, Jean-Marie Bockel, président de la délégation du Sénat aux collectivités territoriales, demande d’en finir rapidement avec la vacance du poste de secrétaire général du comité interministériel pour la prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) afin de relancer la stratégie nationale de prévention de la délinquance et d’engager une évaluation du plan national de prévention de la radicalisation

La lutte contre la radicalisation est un combat de tous les instants, pour lequel la vigilance de l’État doit être permanente. Les évènements successifs, en particulier l’attaque meurtrière au sein même de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), le démontrent amplement. Dès le printemps 2017, la délégation du Sénat aux collectivités territoriales a publié un rapport sur « Les collectivités territoriales et la prévention de la radicalisation » qui avance plusieurs propositions pour mieux sécuriser les administrations publiques locales et notamment pour permettre aux maires de disposer des informations nécessaires pour protéger citoyens et personnels des menaces terroristes perpétrées par des agents publics.

Dans le contexte actuel, il est incompréhensible que le Gouvernement n’ait toujours pas procédé au remplacement de la précédente titulaire de la fonction de secrétaire général du comité interministériel pour la prévention de la délinquance et de la radicalisation, appelée à d’autres fonctions en juin dernier. Jean-Marie Bockel, président de la délégation du Sénat aux collectivités territoriales, appelle à une nomination rapide à la tête du secrétariat général d’une personnalité en capacité de redonner une dynamique interministérielle de la politique nationale de lutte contre la radicalisation.

Par ailleurs, il est temps de réaliser une première évaluation sérieuse du plan national de prévention de la radicalisation présenté le 23 février 2018 et dont il convient de s’assurer de la pertinence et de l’efficacité.

Il est urgent de finaliser la nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance, attendue depuis 2017, et, dans ce cadre, de conforter la coproduction locale de sécurité, fondée sur le partenariat entre services de l’État et collectivités territoriales, qui est l’un des acquis des dernières années. La loi de programmation pour la sécurité intérieure annoncée pour 2020 par le ministre de l’Intérieur doit être l’occasion d’intégrer cette dimension essentielle de la prévention de la délinquance, qui est un des volets de la lutte contre la radicalisation, dont le rapport de la délégation a montré la porosité avec la criminalité de droit commun.

Lançant un cycle d’auditions sur l’ancrage territorial des forces de sécurité intérieure, la délégation veillera à ce que les préoccupations des élus locaux en matière de radicalisation soient dûment prises en compte par les services de l’État.

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